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Notre fraternité est composée de 16 personnes : 9 laïcs et 3 prêtres, Trinitaires de Béthanie ou membres associés et 4 Religieuses Trinitaires de Valence. Fondée en 2010, la fraternité a été appelée par l'évêque d'Angoulême à être une présence priante et aimante au coeur du diocèse.

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mardi 6 juillet 2010

vendredi 2 juillet 2010

Extraits d'un article du "Courrier Français" du début juillet

( l'église Saint Martial d'Angoulême)

Saint Jean de Matha Jean de Matha est né à Faucon le 24 juin 1160. Il commence ses études à Aix-en-Provence et les poursuit à l’université à Paris où il devient docteur en théologie.
Il est encouragé à devenir prêtre par Maurice de Sully ,évêque de Paris, qui avait remarqué sa valeur.

Lors de sa première messe, le 28 janvier 1193, fête de Sainte Agnès, Jean de Matha voit le Christ, dans une apparition, libérant deux captifs un noir et un blanc. Il décide de se consacrer à la libération des prisonniers.

« C’était peu après la chute de Jérusalem par Saladin, resitue le père Denis Trinez, Jean de Matha avait le souci d’apporter une libération aux chrétiens captifs ».
Jean de Matha se retire dans la forêt de Cerfroid (dans l’Aisne) auprès de Félix de Valois, et avec quelques ermites, il constitue la première Fraternité Trinitaire.
Avec Félix de Valois, il expose au Pape Innocent III à Rome, leur projet. Le 17 décembre 1198, le Pape approuve la règle de l’ordre de la Très Sainte Trinité pour la rédemption des captifs.
Jean de Matha parcourt l’Europe pour récolter les sommes d’argent afin de racheter les prisonniers.

« Chaque année, il y avait une opération de rachat. On allait dans le Maghreb pour négocier le rachat de captifs. Pendant le retour, les captifs témoignaient dans les villes, cela permettait de collecter des fonds pour la campagne suivante. Certains ont laissé des chaînes en ex-voto, comme à Orcival », raconte le père Denis Trinez.
Saint Jean de Matha meurt à Rome à l’âge de 53 ans, le 17 décembre 1213.

À la Révolution, les frères Trinitaires sont contraints de partir de France mais le mouvement reste actif dans le monde et surtout en Espagne.

Les religieuses Trinitaires de Valence– qui fêtent le 350è anniversaire de leur fondation cette année – poursuivent leur oeuvre de libération en France en particulier dans le domaine de l’éducation, de la santé.
De 1944 à 1986, elles tiendront seules la maison de Cerfroid, berceau de l’Ordre, où elles créeront une école ménagère.

Aujourd’hui, le couvent de Cerfroid à Brumetz (02) compte des religieuses et des religieux Trinitaires ainsi que des laïcs associés et une ermite.

Présent dans 30 pays, la famille Trinitaire compte quelque 2.500 soeurs et 650 frères ainsi que des laïcs associés.

En 1998, lors du 8e centenaire de la fondation, Jean-Paul II saluait le travail de l’ensemble de la famille Trinitaire ainsi que leur « action miséricordieuse et rédemptrice en faveur des opprimés de notre temps, et tout spécialement de ceux qui sont persécutés à cause de leur foi, en fidélité àleur conscience et aux valeurs évangéliques» (Lettre de Jean-Paul II aux Trinitaires).

Une première à Angoulême !

« À l’origine de l’ordre, il y a un double appel : la contemplation, l’adoration, la louange du Dieu Trinité, et l’action pour rejoindre les frères et les soeurs qui sont ou se sentent en dehors de la communauté humaine », explique le père Denis Trinez.
« Au XXe siècle, on s’est orienté vers les prisons, les dépendances, etc. Tout ce qui est intérieur... Pour accéder au bonheur promis, il faut se laisser libérer. »
Au service de l’homme, les Trinitaires veulent être signe de l’amour de Dieu et de son dessein libérateur pour l’humanité.

« En se rendant proche des frères et des soeurs en fraternité, en offrant des lieux d’accueil, d’écoute, nous voulons permettre à l’être humain de se mettre debout, présente le père Denis Trinez.

C’est le sens de notre présence à Angoulême.

Il existe des lieux de lien social, humain, en centre-ville d’Angoulême. Nous voulons participer à tout ce lien humain et spirituel et travailler en coopération avec tout ce qui se fait déjà. »
Les trois salles derrières l’église Saint-Martial vont être réaménagées en conséquence pour accueillir, une salle à manger où se retrouvera la communauté, une salle pour la lectio divina et un oratoire.

« On ne retire rien de ce qui passe déjà à Saint-Martial, c’est un complément. Tous les jours, nous célébrerons les laudes le matin, la messe à midi et les vêpres le soir. Nous serons sept personnes pour assurer une présence de prière et d’accueil simple », décrit le frère Denis.

La fondation va se faire sur les trois pôles : frères, soeurs et laïcs. La place des laïcs a de tout temps était forte dans notre famille religieuse. « C’était important d’avoir des laïcs associés déjà lors des négociations àTunis ou ailleurs pour le rachat des captifs », rappelle le père Denis Trinez.

Trois laïcs et trois Religieuses Trinitaires de Valence constitueront la première fraternité trinitaire d'Angoulême avec le père Denis Trinez.

Avec deux laïcs associés, le père Denis logera au 14 rue de Turenne dans un appartement aménagé chez les soeurs de Sainte-Marthe. Une laïque aura son appartement à Angoulême.
.Quant aux trois religieuses, elles habiteront au 228 ,rue de Bordeaux à côté de la maison diocésaine. Elles auront des missions dans le diocèse et le doyenné comme la catéchèse, la pastorale des migrants, le service écoute exorcisme et assureront une présence à la maison diocésaine le week-end.

Cette petite fraternité, une et plurielle, va pouvoir créer un lieu priant, fraternel et accueillant à l’église Saint-Martial.
La Communauté sera installée dès le 6 septembre.

Le samedi 23 octobre, fête de Jésus Nazaréen, la fraternité trinitaire d’Angoulême sera reconnue et envoyée en mission par Mgr Claude Dagens.

Cette date, tout comme la fête de la Trinité, revêt un caractère particulier pour la spiritualité Trinitaire, placée sous la protection du Saint Rédempteur, Jésus Nazaréen. Une grande fête à laquelle le diocèse d’Angoulême sera particulièrement invité à s’associer cette année.


Laétitia Thomas