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Notre fraternité est composée de 16 personnes : 9 laïcs et 3 prêtres, Trinitaires de Béthanie ou membres associés et 4 Religieuses Trinitaires de Valence. Fondée en 2010, la fraternité a été appelée par l'évêque d'Angoulême à être une présence priante et aimante au coeur du diocèse.

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lundi 25 octobre 2010

"Gloire à la Trinité et aux captifs la libération" : homélie de Mgr Claude Dagens pour la célébration d'accueil et d'envoi du 23 octobre 2010



« Gloire à la Trinité et aux captifs la libération ! »

Ces quelques paroles, qui vont du cœur de Dieu à des réalités très humaines, ont valeur d’engagement. Ou plutôt elles constituent l’appel qui a été reçu, il y a plus de huit siècles, par cet homme devenu saint Jean de Matha et de Cerfroid. Cet homme a été saisi, comme l’apôtre Paul, par Jésus-Christ, le Rédempteur, et il a été associé à l’œuvre du Christ d’une manière spéciale : en vue de la libération des chrétiens prisonniers des Maures, en Afrique du Nord et au Moyen Orient. Mais ce qui lui a été demandé, ce n’est pas de lancer une nouvelle croisade. Au contraire : c’est de renoncer à la guerre et de ne recourir qu’à la force de la miséricorde de Dieu, de Dieu, Père, Fils et Esprit Saint. De Dieu qui lui était apparu entre deux prisonniers, un chrétien et un musulman.

Et voilà comment a été fondé cet ordre dont le charisme est simple : il s’agit de pratiquer à la fois l’Adoration de Dieu Trinité et la Libération des Captifs. Et cette vocation, qui avait déjà été renouvelée au XVIIe siècle du côté de Valence, pour des jeunes filles pauvres, va maintenant se déployer ici, à partir de cette église saint Martial d’Angoulême.

C’est pour nous tous une grande joie, une joie profonde d’être aujourd’hui témoins de la naissance et de la reconnaissance de cette Fraternité trinitaire, désormais présente dans notre cité. C’est vraiment un don de Dieu, et d’autant plus donné qu’il est inespéré. Il y a un an, nous ne savions pas du tout ce qui allait se passer ici. Et puis voilà que, grâce à l’Esprit Saint et à ses relais humains, un chemin s’est ouvert, des concertations ont eu lieu, des explications ont été données et maintenant c’est comme un nouveau commencement qui s’accomplit parmi nous.

De tout cœur, merci à vous, Père Denis Trinez, et à tous les membres de cette Fraternité trinitaire, à vos sœurs Marie-Paule, Jeannine et Marie-Germaine, et vos amis laïcs, Béatrice, Françoise et Dominique, d’avoir répondu ensemble à l’appel venant du diocèse d’Angoulême.

Vous voilà parmi nous, simplement chargés d’assurer ici une présence priante et aimante. Je suis heureux, et même très heureux, de vous confier cette mission commune sous le signe de cette parabole si parlante du pharisien et du publicain.

Mais attention ! On risque toujours de travestir l’enseignement de Jésus en le réduisant à nos schémas préfabriqués. Il est si facile d’imaginer une opposition éclatante entre ce pharisien, qui serait riche et hypocrite et ce publicain, qui serait pauvre et pitoyable. Mais la réalité est assez différente : car, au temps de Jésus, les publicains étaient riches, puisqu’ils étaient les maîtres des impôts, alors que les pharisiens étaient des gens rigoureux et sérieux. L’essentiel est ailleurs et l’Évangile de Luc le souligne : Jésus pense à ces hommes « qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient tous les autres ». L’essentiel, c’est que le pharisien s’interdit d’entrer en relation avec Dieu : il est enfermé en lui-même, il se met à part des autres, il les méprise. Le publicain, lui, comme le disait Péguy, « il mouille à la grâce de Dieu ». Il n’est pas blindé. Il est conscient de son péché. Il assume son péché et il sort de lui-même pour s’abandonner à Dieu. Et Dieu, alors, peut le saisir et le renouveler. Alors on comprend quel va-et-vient vital doit s’établir entre l’ouverture à Dieu et l’ouverture aux autres.

Car la libération des captifs passe aussi par la prière : ici, grâce à vous, près de vous, frères et sœurs de cette Fraternité trinitaire, des hommes et des femmes inconnus pourront faire halte, regarder, écouter, participer à l’adoration de Dieu et être ainsi, si peu que ce soit, libérés de ce qui les entrave. Et tous, ici, nous pourrons apprendre que l’adoration nous ouvre non seulement au mystère de Dieu, mais au mystère des autres, car lorsque nous passons par le cœur de Dieu, nous sortons, s’il le faut, de la haine de nous-mêmes et de la peur des autres qui nous habitent parfois, et les autres, nous ne pouvons plus les mépriser ou les regarder comme des menaces. Nous sommes libérés !

Que, grâce à vous, frères et sœurs, s’accomplisse ici, dans les mois et les années qui viennent, ce renouveau en profondeur dont nous avons tous besoin, et qu’il s’inscrive au cœur de notre ville, en ce lieu de passage, à partir de cette église saint Martial que je ne peux pas séparer de cet autre saint de chez nous qui s’appelait Cybard ! Lui aussi est venu d’ailleurs, au VIe siècle ! Lui aussi a choisi de demeurer ici pour prier ! Lui aussi a libéré des captifs ! Lui aussi doit jubiler ce soir, avec saint Jean de Matha, près du Christ Rédempteur, de l’Esprit Saint consolateur et du Père des cieux à qui nous devons votre présence et votre engagement !

23 octobre : les préparatifs


23 octobre : accueil et célébration
















23 octobre : un temps d'envoi










23 octobre : un temps fraternel












dimanche 17 octobre 2010

Une fraternité pour Angoulême






Depuis début septembre, l’église Saint-Martial vit chaque jour au rythme de la fraternité trinitaire. Venus de Cerfroid (02), de Paris, de Marsanne (26) et même d’Argentine, ils sont sept à avoir répondu à l’appel de Mgr Dagens.

Le 23 octobre à 18h, l’évêque d’Angoulême reconnaîtra et enverra en mission cette fraternité, une et plurielle. C’est une première en Charente mais aussi en France. Plus qu’une communauté, c’est une fraternité qui s’est installée à Angoulême à l’appel de Mgr Dagens. Composée de trois religieuses, trois laïcs, un religieux prêtre, la fraternité trinitaire d’Angoulême exerce depuis début septembre le double charisme propre à cette congrégation - la contemplation Dieu-Trinité et la libération des captifs – à l’église Saint-Martial. « Nous avons une mission priante qui passe par l’accueil, l’écoute bienveillante. Nous portons tout ça dans la prière, présente sœur Marie-Paule. Nous venons pour être avec les gens ».

Les membres de la fraternité découvrent peu à peu la Charente et les Charentais. « Les gens sont très accueillants », confient-ils unanimement.

Une communauté de religieuses : Elles sont trois religieuses trinitaires. Installées, depuis peu, au 228 route de Bordeaux à côté de la maison diocésaine, elles sont appelées à des missions diocésaines dans la catéchèse, l’aumônerie, le service écoute exorcisme, la pastorale des migrants, l’accueil à la maison diocésaine.

« La mission de chacune des religieuses nourrit toute la fraternité », explique sœur Marie-Paule. Originaire d’Avignon, sœur Marie-Paule arrive de Paris où elle a passé six ans. Ces deux dernières années, elle était en activité au service écoute et exorcisme. Dans le diocèse d’Angoulême, sœur Marie-Paule, tout comme sœur Janine et sœur Marie Germaine, souhaite s’insérer dans diverses associations à caractère social. « J’ai pris quelques contacts avec La Colombière. On veut s’insérer pour être avec les gens, à leur écoute, et partager avec eux notre foi, notre humanité », indique la religieuse Trinitaire. « Ce qui m’a frappé en arrivant ici, c’est que ce n’est pas le même rythme. Les gens prennent le temps de nous accueillir », constate sœur Marie-Paule, tout comme sœur Marie-Germaine qui arrive également de Paris.

« Je suis d’origine Malgache. Je faisais la catéchèse à l’école, au collège, sur la paroisse. Je servais le petit-déjeuner à l’église Saint-Leu et d’autres activités. A Paris, on court tout le temps. J’ai appris à courir comme tout le monde. Je viens d’un pays où on ne court pas trop. Je me sens bien à Angoulême, sourit sœur Marie Germaine. « Je découvre la fraternité, c’est la première fois que je vis en fraternité. C’est une ouverture très intéressante parce qu’on collabore avec d’autres ».

A l’inverse, sœur Janine arrive de Marsanne, un petit village de la Drôme où elle a constaté la déchristianisation des campagnes. « J’ai passée 20 ans à Marsanne auprès des enfants. Je suis retraitée de l’enseignement depuis six ans, je faisais du soutien scolaire, je visitais des personnes âgées. J’ai été appelée et je me suis lancée dans l’aventure en me disant que c’est une ouverture, explique-t-elle. Les gens sont très sympathiques, très serviables. Ils attendent quelque chose », a déjà constaté la religieuse.

Des laïcs trinitaires Trois laïcs composent également la fraternité trinitaire d’Angoulême. Françoise Foussat et Dominique Leprêtre réside avec le père Denis Trinez, rue de Turenne. Béatrice Hachette a un appartement sur Angoulême. Leurs parcours sont différents, mais tous se sont retrouvés dans la spiritualité et le charisme de l’ordre de la famille trinitaire.

Françoise a rencontré le père Denis sur la paroisse de Saint-Leu à Paris où elle a exercé diverses activités comme visiteuse de malades. Puis, elle a vécu pendant six ans à Cerfroid, la maison mère. « J’étais attachée à Foi et Lumière et j’ai accompagné beaucoup de femmes en fin de vie », se souvient celle qui était surnommée à Paris Françoise du bon gâteau. « Rue de Turenne, beaucoup de sœurs viennent me chuchoter dire le bonheur de notre présence », raconte Françoise très touchée par la chaleur humaine qui se dégage de ce premier mois en Charente.

Dominique arrive également de Cerfroid où il passait trois ans comme aumônier de la prison psychiatrique Château Thierry. « J’ai été très longtemps à l’Arche de Jean Vanier. C’était une expérience forte et très riche, un grand moment de vie spirituelle et de croissance humaine et chrétienne auprès de gens différents. Ayant beaucoup reçu de ces expériences, j’aimerai pouvoir continuer à vivre ce don pour que ces personnes différentes aient leur place dans l’Eglise et dans la société », explique Dominique qui recherche un emploi dans le social comme aide-soignant ou AMP. En Charente, Dominique apprécie la simplicité des contacts. « Nous nous sentons vraiment accueilli. Entrer en relation n’est pas difficile ».

Béatrice vient de Paris. Pour cette retraitée du secteur de la protection de l’enfance, cet appel en Charente est l’occasion de se recentrer sur les priorités. « J’étais très dispersée à Paris. J’ai fait du catéchuménat sur ma paroisse et beaucoup d’autres activités. J’étais très en lien avec Cerfroid où je cheminais au niveau d’un accompagnement spirituel, j’ai animé des retraites… Ca m’a beaucoup apporté de faire découvrir la capacité du Seigneur à faire en nous des choses impossibles », reconnaît-elle. « Je suis très touchée par le côté paisible des gens ici. Je me sens déjà chez moi alors que je n’avais jamais eu de lien avec cette région. Je veux être un lien avec la fraternité. En rencontrant les personnes 5 à 10 minutes, il se passe déjà des choses capitales », indique Béatrice, heureuse de constater que dès les premiers jours des personnes étaient présentes pour assister aux célébrations de la fraternité trinitaire (lire en encadré).

Le frère Denis Trinez est le responsable de la fraternité. Sans charge pastorale, il se consacre entièrement à l’accueil, l’écoute, la prière à l’église Saint-Martial. (Lire son portrait dans l’édition Courrier Français du 2 juillet 2010).Le temps d’une rencontre, d’une prière, tous seront heureux de vous accueillir à l’église Saint-Martial et de vous inviter aux célébrations (office du jour, messe, vêpres) qui rythment leur quotidien. Un nouvel élan est donné au cœur d’Angoulême. Chacun peut y participer. Et particulièrement le samedi 23 octobre à 18h, pour la fête de Jésus Nazaréen, pour la reconnaissance et l’envoi en mission de la fraternité Trinitaire par Mgr Claude Dagens.

Laétitia Thomas


article paru dans le "courrier français"
du 16 octobre 2010

dimanche 10 octobre 2010

Discrètement, simplement...

(Photo Denis Charbonnier)
L’église Saint-Martial emplie d’une douce musique invite à la prière et à la méditation. Quelques personnes sont assises ici et là. Lorsque les huit membres de la fraternité trinitaire arrivent, tous prennent le temps de saluer d’une poignée de main, d’un sourire, ces ouailles éparses. Petit à petit, le chœur s’illumine. Les candélabres scintillent. Des chaises sont placées en demi-cercle au pied de l’autel. La musique s’estompe. Il est 12h10. L’office du milieu du jour va commencer. Individuellement, les fidèles isolés sont invités à se joindre à la célébration eucharistique. Dans une ambiance intimiste et familiale se déroule la lecture des psaumes et la liturgie. Ainsi du lundi au vendredi, la fraternité trinitaire célèbre quotidiennement l’office du jour intégrée dans l’eucharistie. De 16h à 17h30, le père Denis Trinez assure une permanence écoute (sauf dimanche et lundi) avec possibilité de recevoir le sacrement du pardon. A 17h30, commence un temps silencieux d’adoration du Saint Sacrement suivi à 18h30 des vêpres. Le samedi une messe anticipée est célébrée à 18h. Et le dimanche, l’adoration du saint-sacrement est à 17h, suivi à 17h40 des vêpres. Discrètement, simplement, l’église Saint-Martial vit tous les jours au rythme de la fraternité trinitaire. « Beaucoup nous ont dit : on attendait, c’est important pour nous », se réjouit Béatrice Hachette.
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Pour la Toussaint, la fraternité trinitaire propose de vivre ce temps comme à Pâques. Une vigile de la Toussaint sera célébrée à 21h à l’église Saint-Martial. Prière, chants, silence, adoration, permettra de rendre grâce pour tous les saints.
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Laétitia Thomas
article paru dans le "courrier français"
du 16 octobre 2010

jeudi 7 octobre 2010

A Madagascar aujourd'hui,en la fête de N-D du Bon Remède, notre frère Haja fait sa Profession Solennelle


Nos prières et notre amitié toutes fraternelles
l'accompagnent en ce jour si important...

samedi 2 octobre 2010

La fraternité recevra officiellement sa mission de Monseigneur Dagens, le samedi 23 octobre à 18h en l'église Saint Martial d'Angoulême



Communiqué de l'évéché d'Angoulême

"Dans quelques semaines, à partir de septembre 2010, nous accueillerons à Angoulême une Fraternité trinitaire. Cet accueil a été préparé avec les prêtres du doyenné du centre-ville, accompagné par le père Guy Rougerie en tant que vicaire épiscopal. Voici les éléments principaux concernant le projet de cette fondation.

Il s'agit d'accueillir non pas une communauté nouvelle, mais une fraternité d'inspiration ancienne composée d'un prêtre, religieux de l'Ordre de la Trés Sainte Trinité, de Religieuses Trinitaires de Valence et de quelques laïcs trinitaires.

Le charisme de cette fraternité s'inspire de celui reçu par Saint Jean de Matha, fondateur des Trinitaires au XIIème siècle. Il comporte une double dimension : L'adoration de La Trinité et la libération des captifs, c'est-à-dire un ministère d'accueil des personnes blessées par la vie, les conditions sociales et familiales.

Le lieu de présence de cette fraternité est prévu à l'église Saint-Martial à Angoulême, qui sera aménagée en vue de l'exercice de ce double charisme (prière et accueil). La présence de cette fraternité sera reliée effectivement au doyenné du centre-ville d'Angoulême, sous la responsabilité du prêtre appelé à exercer la charge de doyen, en collaboration avec les autres prêtres du doyenné.

L'année 2010-2011 sera une année où cette fraternité sera appelée à se situer et à vérifier la mission qu'elle est appelée à exercer à Angoulême."

vendredi 1 octobre 2010

Milieu du jour à Saint-Martial


(Photos Denis Charbonnier)