mercredi 3 décembre 2014

Réunion du noyau diocésain des groupes de prière du Renouveau


Temps de relecture et d'échange autour des permanences d'accueil à Béthanie tous les dimanches, mardis et jeudis de 15h à17h15





Journée de formation du catéchuménat du diocèse de La Rochelle et Saintes


Gérald Jamin, Catherine Paquin (déléguée diocésaine au  catéchuménat) et le frère Denis Trinez


A la maison diocésaine de Saintes, le samedi 29 novembre, 46 accompagnateurs et 22 catéchumènes ont été invités à réfléchir sur le thème suivant : « Renoncer, se convertir : la «  metanoia » dans le baptême ».

Gérald Jamin – médecin psychanalyste pratiquant l’accompagnement de groupes de paroles entre autres dans des services de soins palliatifs – et le Père Denis Trinez – prêtre auprès de la Fraternité trinitaire d’Angoulême- ont tout au long de cette journée apporté, avec complémentarité et convivialité, un éclairage à la fois philosophique et chrétien.

Gérald Jamin  a souligné le distinguo entre renoncement (engagement personnel) et renonciation (engagement quasi-juridique).Dans le baptême, au moment des scrutins, la renonciation est constituée par un certain nombre de renoncements (aux faux désirs, au péché, au mensonge, à la violence, à l’indépendance vis-à-vis du Seigneur, à la superstition, à l’amour-propre) dans le but d’une alliance avec Dieu, d’une re-naissance.

Le Père Denis Trinez  a commenté l’icône du Christ Rédempteur où l’on voit le Christ entre deux hommes. 



Le Christ tient fermement deux hommes par les mains. A sa droite, le Seigneur prend la main d'un homme blanc qui pour pouvoir saisir la croix (signe de l'Amour sans limite) a lâché le lien qui le relie à ses entraves, en tombant ce lien de mort se révèle et apparaît visiblement. A sa gauche, se trouve l'autre homme qui reste accroché à son lien et qui ainsi ne perçoit pas encore combien il est enchaîné et il se débat (son lien reste blanc, c'est-à-dire invisible et occulte à ses propres yeux). En chemin tous les deux, ces hommes sont aimés également et sans limite par le Seigneur. 

La renonciation est pour le catéchumène une ré-orientation de sa vie à la lumière de Dieu. C’est aussi un contrat, une alliance, avec Dieu d’où l’importance des trois scrutins – la Samaritaine (renoncement au mensonge sur soi), l’Aveugle-né (renoncement aux fausses images de Dieu et à la peur de Dieu) et la résurrection de Lazare (le renoncement à la peur de la mort et entrée dans une alliance d'amour. cf Hébreux 2,14-15). 

L’icône nous montre ainsi que, pour plonger dans l’eau vive, dans la Gloire du Christ, il nous faut dans le même mouvement nous ouvrir à l'amour du Seigneur en lui remettre tous nos liens de mort.

L'accompagnateur qui chemine avec le catéchumène, s'associe intimement à ce mouvement de renoncement et de renaissance en réactualisant son propre baptême avec la communauté chrétienne durant le temps du Crème, la Semaine Sainte et en particulier au cours de la Vigile Pascale. 





En début d’après-midi, les catéchumènes ont réfléchi avec Catherine Paquin  aux divers renoncements et à leur cheminement vers le baptême.
Puis ils ont rejoint leurs accompagnateurs pour un partage. Ils sont prêts à renoncer à la mort, à la démesure, aux diverses addictions par l’acceptation de leurs faiblesses et la prière. Ils ressentent de la joie et  de la paix dans leur conversion à la suite du Christ.

Enfin, nos deux intervenants ont rappelé aux accompagnateurs et aux catéchumènes  qu’ils devaient être toujours en capacité de s’étonner et de s’émerveiller de la confiance et de l’Amour infini  que Dieu leur accorde inlassablement.

Vers 17h, chacun a pu repartir fort de cette journée de formation riche en enseignements et en témoignages.


Catherine Paquin


(Source : Catholiques en Charente-Maritime)

mardi 2 décembre 2014

Les leaders religieux ensemble contre l'esclavage, crime contre l'humanité



Pour la première fois de l'histoire, les chefs des communautés catholique, anglicane et orthodoxe, ainsi que bouddhiste, hindoue, juive et musulmane, s'engagent conjointement dans le cadre d'une lutte commune contre l'esclavage. A l'occasion de la Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage, ils se sont réunis à Rome afin de signer une déclaration commune, dans laquelle l'esclavage est considéré comme un crime contre l'humanité.

Ce mardi 2 décembre, plusieurs chefs religieux étaient ainsi réunis au Vatican dans le cadre d'une initiative historique visant à éradiquer de manière définitive l'esclavage moderne dans le monde entier d'ici 2020. Ils ont en effet signé la Déclaration commune des chefs religieux contre l'esclavage moderne, afin de souligner le fait que l'esclavage moderne ( sous la forme de traite des êtres humains, de travail forcé et de prostitution, de trafic d'organes et de toute relation ne respectant pas la conviction fondamentale selon laquelle tous les individus sont égaux et bénéficient de la même liberté et dignité ) constitue un crime contre l'humanité qui doit être reconnu comme tel par tout individu et par toutes les nations. Ils ont ainsi affirmé leur volonté commune de susciter, partout dans le monde, une action spirituelle et concrète parmi toutes les confessions et personnes de bonne volonté en vue d'éradiquer l'esclavage moderne.

Autour du Pape François, on trouvait ainsi le Métropolite Emmanuel de France, qui représentait le Patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée 1er, Monseigneur Justin Welby, archevêque de Cantorbéry pour les Anglicans, deux rabbins, Abraham Skorka et David Rosen, le Dr. Abbas Abdalla Abbas Soliman, sous-secrétaire d'État d'Al Azhar Alsharif, représentant Mohamed Ahmed El-Tayeb, Grand imam d'Al-Azhar, le Grand ayatollah Mohammad Taqi al-Modarresi, Sheikh Naziyah Razzaq Jaafar, conseiller spécial du Grand ayatollah ayatollah Sheikh Basheer Hussain al Najafi, le Sheikh Omar Abboud, pour les hindouistes, Sa Sainteté Mata Amritanandamayi (Amma) et le Vénérable Bhikkhuni Thich Nu Chan Khong représentant le Maître zen Thich Nhat Hanh (Thay). Pour la communauté bouddhiste, le Très Vénérable Datuk K. Sri Dhammaratana Nayaka Maha Thero, Grand prêtre de Malaisie.

Plusieurs dirigeants d'organisations internationales, tels qu'Andrew Forrest de la Fondation Walk Free, et d'organisations et entreprises de la société civile assistaient aussi à la signature de la déclaration.
Le Pape, dans son discours, a remercié tous les responsables religieux présents pour leur engagement en faveur des survivants à la traite des personnes et pour leur participation à cette signature, « un acte de fraternité à l’adresse de nos frères les plus souffrants ».  « Cette initiative, a souligné le Pape, est historique : déclarer que nous travaillerons ensemble pour éradiquer le terrible fléau de l’esclavage moderne, sous toutes ses formes ». Le pape François a dénoncé un « fléau atroce, présent dans tout le monde », en évoquant « toutes ses formes, économiques, psychologiques, sexuelles », y compris « dans le tourisme ». Il a cité la prostitution, le travail des enfants, la vente des organes, les mutilations forcées.

Ce fléau atroce est présent à grande échelle dans le monde entier, y compris dans le tourisme et s’aggrave chaque jour un peu plus, a-t-il relevé. Des dizaines de millions de personnes, surtout pauvres et vulnérables, sont enchainées dans l’inhumanité et l’humiliation. Ce crime se cache derrière les portes des églises, dans les rues, dans les voitures dans les usines, dans les campagnes, à bord des chalutiers. En remerciant les représentants des autres religions pour cet engagement transversal, le Pape François a souligné que les croyants ne peuvent pas tolérer que l’image du Dieu vivant soit soumise au trafic le plus aberrant. Tous les êtres humains sont à l’image de Dieu ; ils ont donc égaux et libres et leur dignité doit être reconnue . Les gouvernement, les croyants, les entreprises et l’opinion publique doivent prendre leurs responsabilités. Aujourd’hui nous avons les moyens pour atteindre cet objectif humain et moral. 

(Source : Radio Vatican)