mercredi 10 décembre 2014
mardi 9 décembre 2014
vendredi 5 décembre 2014
mercredi 3 décembre 2014
Journée de formation du catéchuménat du diocèse de La Rochelle et Saintes
| Gérald Jamin, Catherine Paquin (déléguée diocésaine au catéchuménat) et le frère Denis Trinez |
A la maison diocésaine de Saintes, le samedi 29 novembre, 46
accompagnateurs et 22 catéchumènes ont été invités à réfléchir sur le thème
suivant : « Renoncer, se convertir : la « metanoia » dans le baptême ».
Gérald Jamin – médecin psychanalyste pratiquant
l’accompagnement de groupes de paroles entre autres dans des services de soins
palliatifs – et le Père Denis Trinez – prêtre auprès de la Fraternité
trinitaire d’Angoulême- ont tout au long de cette journée apporté, avec
complémentarité et convivialité, un éclairage à la fois philosophique et
chrétien.
Gérald Jamin a souligné le distinguo entre
renoncement (engagement personnel) et renonciation (engagement
quasi-juridique).Dans le baptême, au moment des scrutins, la renonciation est
constituée par un certain nombre de renoncements (aux faux désirs, au péché, au
mensonge, à la violence, à l’indépendance vis-à-vis du Seigneur, à la
superstition, à l’amour-propre) dans le but d’une alliance avec Dieu, d’une
re-naissance.
Le Père Denis Trinez a commenté l’icône du
Christ Rédempteur où l’on voit le Christ entre deux hommes.
Le Christ tient fermement deux hommes par les mains. A sa droite, le Seigneur prend la main d'un homme blanc qui pour pouvoir saisir la croix (signe de l'Amour sans limite) a lâché le lien qui le relie à ses entraves, en tombant ce lien de mort se révèle et apparaît visiblement. A sa gauche, se trouve l'autre homme qui reste accroché à son lien et qui ainsi ne perçoit pas encore combien il est enchaîné et il se débat (son lien reste blanc, c'est-à-dire invisible et occulte à ses propres yeux). En chemin tous les deux, ces hommes sont aimés également et sans limite par le Seigneur.
La renonciation est pour le catéchumène une ré-orientation de sa vie à la lumière de Dieu. C’est aussi un contrat, une alliance, avec Dieu d’où l’importance des trois scrutins – la Samaritaine (renoncement au mensonge sur soi), l’Aveugle-né (renoncement aux fausses images de Dieu et à la peur de Dieu) et la résurrection de Lazare (le renoncement à la peur de la mort et entrée dans une alliance d'amour. cf Hébreux 2,14-15).
La renonciation est pour le catéchumène une ré-orientation de sa vie à la lumière de Dieu. C’est aussi un contrat, une alliance, avec Dieu d’où l’importance des trois scrutins – la Samaritaine (renoncement au mensonge sur soi), l’Aveugle-né (renoncement aux fausses images de Dieu et à la peur de Dieu) et la résurrection de Lazare (le renoncement à la peur de la mort et entrée dans une alliance d'amour. cf Hébreux 2,14-15).
L’icône nous montre ainsi que, pour
plonger dans l’eau vive, dans la Gloire du Christ, il nous faut dans le même
mouvement nous ouvrir à l'amour du Seigneur en lui remettre tous nos liens de
mort.
L'accompagnateur qui chemine avec le catéchumène, s'associe intimement à ce mouvement de renoncement et de renaissance en réactualisant son propre baptême avec la communauté chrétienne durant le temps du Crème, la Semaine Sainte et en particulier au cours de la Vigile Pascale.
L'accompagnateur qui chemine avec le catéchumène, s'associe intimement à ce mouvement de renoncement et de renaissance en réactualisant son propre baptême avec la communauté chrétienne durant le temps du Crème, la Semaine Sainte et en particulier au cours de la Vigile Pascale.
En début d’après-midi, les catéchumènes ont
réfléchi avec Catherine Paquin aux divers renoncements et à leur
cheminement vers le baptême.
Puis ils ont rejoint leurs accompagnateurs pour un
partage. Ils sont prêts à renoncer à la mort, à la démesure, aux diverses
addictions par l’acceptation de leurs faiblesses et la prière. Ils ressentent
de la joie et de la paix dans leur conversion à la suite du Christ.
Enfin, nos deux intervenants ont rappelé aux
accompagnateurs et aux catéchumènes qu’ils devaient être toujours en
capacité de s’étonner et de s’émerveiller de la confiance et de l’Amour
infini que Dieu leur accorde inlassablement.
Vers 17h, chacun a pu repartir fort de cette
journée de formation riche en enseignements et en témoignages.
Catherine Paquin
mardi 2 décembre 2014
Les leaders religieux ensemble contre l'esclavage, crime contre l'humanité
Pour la première fois de l'histoire, les chefs des communautés
catholique, anglicane et orthodoxe, ainsi que bouddhiste, hindoue, juive et
musulmane, s'engagent conjointement dans le cadre d'une lutte commune contre
l'esclavage. A l'occasion de la Journée internationale pour l'abolition de
l'esclavage, ils se sont réunis à Rome afin de signer une déclaration commune,
dans laquelle l'esclavage est considéré comme un crime contre l'humanité.
Ce mardi 2 décembre, plusieurs chefs religieux étaient ainsi réunis
au Vatican dans le cadre d'une initiative historique visant à éradiquer de
manière définitive l'esclavage moderne dans le monde entier d'ici 2020. Ils ont
en effet signé la Déclaration commune des chefs religieux contre l'esclavage
moderne, afin de souligner le fait que l'esclavage moderne ( sous la forme de
traite des êtres humains, de travail forcé et de prostitution, de trafic
d'organes et de toute relation ne respectant pas la conviction fondamentale
selon laquelle tous les individus sont égaux et bénéficient de la même liberté
et dignité ) constitue un crime contre l'humanité qui doit être reconnu comme
tel par tout individu et par toutes les nations. Ils ont ainsi affirmé leur
volonté commune de susciter, partout dans le monde, une action spirituelle et
concrète parmi toutes les confessions et personnes de bonne volonté en vue
d'éradiquer l'esclavage moderne.
Autour du Pape François, on trouvait ainsi le Métropolite
Emmanuel de France, qui représentait le Patriarche œcuménique de Constantinople
Bartholomée 1er, Monseigneur Justin Welby, archevêque de Cantorbéry pour les
Anglicans, deux rabbins, Abraham Skorka et David Rosen, le Dr. Abbas Abdalla
Abbas Soliman, sous-secrétaire d'État d'Al Azhar Alsharif, représentant Mohamed
Ahmed El-Tayeb, Grand imam d'Al-Azhar, le Grand ayatollah Mohammad Taqi
al-Modarresi, Sheikh Naziyah Razzaq Jaafar, conseiller spécial du Grand
ayatollah ayatollah Sheikh Basheer Hussain al Najafi, le Sheikh Omar Abboud,
pour les hindouistes, Sa Sainteté Mata Amritanandamayi (Amma) et le Vénérable
Bhikkhuni Thich Nu Chan Khong représentant le Maître zen Thich Nhat Hanh
(Thay). Pour la communauté bouddhiste, le Très Vénérable Datuk K. Sri
Dhammaratana Nayaka Maha Thero, Grand prêtre de Malaisie.
Plusieurs dirigeants d'organisations internationales, tels
qu'Andrew Forrest de la Fondation Walk Free, et d'organisations et entreprises
de la société civile assistaient aussi à la signature de la déclaration.
Le Pape, dans son discours, a remercié tous les responsables
religieux présents pour leur engagement en faveur des survivants à la traite
des personnes et pour leur participation à cette signature, « un acte de
fraternité à l’adresse de nos frères les plus souffrants ».
« Cette initiative, a souligné le Pape, est historique :
déclarer que nous travaillerons ensemble pour éradiquer le terrible fléau de
l’esclavage moderne, sous toutes ses formes ». Le pape François a
dénoncé un « fléau atroce, présent dans tout le monde », en évoquant « toutes
ses formes, économiques, psychologiques, sexuelles », y compris « dans le
tourisme ». Il a cité la prostitution, le travail des enfants, la vente des
organes, les mutilations forcées.
Ce fléau atroce est présent à grande échelle dans le monde
entier, y compris dans le tourisme et s’aggrave chaque jour un peu plus, a-t-il
relevé. Des dizaines de millions de personnes, surtout pauvres et vulnérables,
sont enchainées dans l’inhumanité et l’humiliation. Ce crime se cache derrière
les portes des églises, dans les rues, dans les voitures dans les usines, dans
les campagnes, à bord des chalutiers. En remerciant les représentants des
autres religions pour cet engagement transversal, le Pape François a souligné
que les croyants ne peuvent pas tolérer que l’image du Dieu vivant soit soumise
au trafic le plus aberrant. Tous les êtres humains sont à l’image de
Dieu ; ils ont donc égaux et libres et leur dignité doit être
reconnue . Les gouvernement, les croyants, les entreprises et l’opinion
publique doivent prendre leurs responsabilités. Aujourd’hui nous avons les
moyens pour atteindre cet objectif humain et moral.
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