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Notre fraternité est composée de 17 personnes : 10 laïcs et 3 prêtres, Trinitaires de Béthanie ou membres associés et 4 Religieuses Trinitaires de Valence. Fondée en 2010, la fraternité a été appelée par l'évêque d'Angoulême à être une présence priante et aimante au coeur du diocèse.

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jeudi 28 septembre 2017

28 septembre : Saint Simon de Rojas




Le Père Simón de Rojas, de l'Ordre Trinitaire, est né à Valladolid, en Castille (Espagne), le 28 octobre 1552.
A l'âge de 12 ans, il entra dans le couvent des Trinitaires de sa ville natale, où il fit sa profession religieuse le 28 octobre 1572 ; il étudia à l'université de Salamanque de 1573 à 1579; il fut ordonné prêtre en 1577; il enseigna la philosophie et la théologie à Tolède de 1581 à 1587.
De 1588 jusqu'à sa mort, il a été supérieur de plusieurs couvents de sa province, il exerça ces charges avec grande prudence.
En 1619, il fut nommé précepteur des Infants d'Espagne; le 12 mai 1621, il fut élu Provincial de Castille ; le 1 janvier 1622, il fut choisi comme confesseur de la Reine Isabelle de Bourbon ; il mourut le 29 septembre 1624. 

Celui qu'on considère comme un des plus grands contemplatifs de son époque, prouve dans son ouvrage: "La prière et ses grandeurs" que la dimension contemplative doit aller de pair avec la vie active et se réaliser par les oeuvres de miséricorde.
Fidèle au charisme trinitaire, il promut la rédemption des esclaves, assista tous les pauvres qu'il rencontrait, réconforta infirmes, prisonniers et marginaux de tous genres.
Quand on lui proposa des fonctions à la Cour, il n'accepta qu'à la condition de pouvoir continuer à se consacrer à "ses" pauvres, qu'il secourait à n'importe quelle heure du jour et de la nuit.
Multiples ont été les manifestations de son amour envers la Vierge Marie.
Clément XIII le proclama bienheureux le 19 mai 1766.
Le 3 juillet 1988, avant de conclure l'année mariale, le Pape Jean-Paul II a inscrit dans le catalogue des saints ce grand serviteur de Marie et père des pauvres.



                 
Saint Simon de Rojas : Maître de vie spirituel



" Ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom…" (Jn 16,23).


"Existe-t-il parole plus délicate et sincère, plus douce et agréable à l'homme dans les Saintes Ecritures ? Cette parole n'est qu'un blanc-seing signé de Jésus-Christ et destiné à recueillir toutes les grâces que vous lui demanderez. Et celles-ci vous seront accordées, même s'il faut remuer terre, ciel et anges du Seigneur, soleil, lune, étoiles et éléments, en vous appuyant sur le nom du Christ, tout ce que vous demanderez au Père vous sera accordé. Si vous désirez la patience, l'humilité, la charité, l'éloignement du péché, la béatitude…, si vous voulez… Dieu lui-même ! demandez et vous serez exaucés. En effet, par ces paroles et ces prières, au nom de Jésus-Christ, la volonté de Dieu se soumet à la vôtre…"

Saint Simon de Rojas
extrait du "traité de l'oraison et de ses grandeurs"

La fameuse équipe d'animation pastorale de la paroisse des Saints-Apôtres à Angoulême !


Soeur Marie-Germaine à l'accueil à la maison diocésaine


samedi 23 septembre 2017

Brève méditation de soeur Angélique pour le 25ème dimanche du temps ordinaire de l'année A

A partir de Matthieu 20, 1-16


"Je veux donner à lui autant qu'à toi". Voilà la logique de notre Dieu. La parabole de ce jour nous indique la volonté de Dieu de donner aux uns et aux autres la même mesure. Le Seigneur nous aime à part égale , sans faire de différence. Le Seigneur est prêt à nous donner tout ce qu'Il peut . C'est révolutionnaire ! Il nous aime chacun de façon unique.
Rendons-Lui grâce pour cet amour prévenant et gratuit.



lundi 11 septembre 2017

Le beau récit-témoignage de Blandine Vigour après son voyage en Chine dans la région du Yunann. Merci !

"Nous avons eu la joie, mon mari et moi, d'aller en Chine cet été, une douzaine de jours, dans cette magnifique région du Yunann, à Dali, à proximité du lac Erhai et du mont Cangshan.


Notre fils Ghislain y vit et y travaille depuis maintenant plus de huit ans, avec sa femme Achun, ils ont un petit garçon de presque un an Yulong ( Dragon de jade ).

 Après avoir visité Dali, la vieille ville, qui est à une vingtaine de kilomètres de Dali nouvelle ville, et y avoir rencontré les multiples amis de notre fils, tant Chinois qu'européens, car là y vit une très forte communauté d'expatriés de toute l'Europe , ne trouvant plus dans leur pays d'origine de quoi les satisfaire, et les raisons en sont très variées....mais ayant trouvé à Dali de quoi construire ou reconstruire une vie tant professionnelle que familiale ou amicale...car cette communauté est très soudée et fraternelle...

 Dali est colorée, gaie, vivante: la foule y est nombreuse jusqu'à deux ou trois heures du matin, et quantité de personnes travaillent encore fort tard dans les rues...calligraphistes, créateurs de bijoux, vendeurs de parfums,cuisiniers, chanteurs de rues, etc...





      Puis, nous sommes allés à la rencontre de la très nombreuse famille d'Achun, ma belle fille...... celle vit dans un petit village regroupant tous les membres de la famille, à 2500 mètres d'altitude, au bout d'un long chemin de 2 à 3 kilomètres, où ni bus ni taxi ne peut accéder: le chemin se fait à pied, dans la boue et les flaques d'eau, quand il pleut, ce qui était le cas à notre arrivée.


La famille nous attendait avec impatience et angoisse: la grand mère ( nai nai ) la soeur, les frères, les cousins et cousines, les oncles et tantes, les neveux et nièces de tous âges, les plus proches voisins également.



 il faut dire qu'à part Ghislain et deux ou trois de ses amis européens venus pour son mariage en 2012, ils n'ont  jamais vus d'européens... notre venue était donc un évènement pour eux.

ils ont donc tué une chèvre en notre honneur, chèvre qu'ils ne consomment qu'en de très rares occasions..



Nous avons donc partagé la vie de cette famille, vie toute simple, de cultivateurs et d'éleveurs dans la montagne, où tout se fait à pied et à la main... le riz, le thé, le mais, les bambous, les bananiers; les cochons, les poulets, les chévres, les vaches pour la viande, car dans cette partie de la Chine, il n'y a pas de produits laitiers... il n'y a pas de pain non plus, donc pas de blé.




Nous avons vécu trois jours au sein de cette famille très nombreuse où chacun vaque à sa besogne la journée, mais aime à se retrouver le soir ou le petit matin pour un repas commun autour de l'âtre de la cuisine, ou dans la cour, vaste espace communautaire, ou l'on peut prendre ses repas quand il ne pleut pas, jouer pour les enfants, se laver et faire la vaisselle, car un robinet y coule toujours...



Les repas se prennent assis sur des tabourets bas autour d'une table basse ou tous les mets du repas sont posés dans des bols et chacun se sert.: riz et légumes, eau tiède et thé.. il n'y a pas de desserts.



Le paysage est grandiose, majestueux, à l'image de cette famille, qui est pauvre, mais qui a su tout nous donner, leur être même...




attention constante, sourires, générosité, là, il n'y avait pas le souci du paraitre, mais seulement celui de l'être, comme le sont les enfants et étaient tous les enfants rencontrés, dans la famille et ailleurs...



Il me semble que nos sociétés repues de tout ont perdu le sens communautaire, et qu'il faille le reconstruire, voire le susciter... alors que là, au coeur de cette Chine pauvre, il existe à l'état naturel... richesse  et pauvreté... avoir et être."




vendredi 8 septembre 2017