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Notre fraternité est composée de 17 personnes : 10 laïcs et 3 prêtres, Trinitaires de Béthanie ou membres associés et 4 Religieuses Trinitaires de Valence. Fondée en 2010, la fraternité a été appelée par l'évêque d'Angoulême à être une présence priante et aimante au coeur du diocèse.

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lundi 27 juillet 2015

Engagement du Père Joseph Dingboé comme membre associé de la fraternité trinitaire d'Angoulême






Moi, Père Joseph Dingboé,

devant toi, très Sainte Trinité, me confiant à ta grâce et à la miséricorde de mes frères et de mes sœurs de la fraternité trinitaire, je renouvelle les promesses de mon baptême et promets de les vivre en m’efforçant de suivre, dans mon état de vie, les exigences et les engagements de la vocation trinitaire comme membre associé de la fraternité trinitaire d’Angoulême.

En la fête de saint Joachim et de sainte Anne, je me confie à Marie, Mère du Bon Remède et à l’intercession de saint Jean de Matha et de tous les saints et les saintes de la famille trinitaire.


Qu’ils m’aident à rester fidèle à ce que je promets aujourd’hui.























vendredi 24 juillet 2015




Voici des extraits de l'encyclique du pape François :


L'homme responsable du réchauffement

"De nombreuses études scientifiques signalent que la plus grande partie du réchauffement global des dernières décennies est due à la grande concentration de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, oxyde de nitrogène et autres) émis surtout à cause de l'activité humaine."
"Si la tendance actuelle continuait, ce siècle pourrait être témoin de changements climatiques inédits et d'une destruction sans précédent des écosystèmes, avec de graves conséquences pour nous tous."
"L'humanité est appelée à prendre conscience de la nécessité de réaliser des changements de style de vie, de production et de consommation, pour combattre le réchauffement ou, tout au moins, les causes humaines qui le provoquent ou l'accentuent."

Négociations internationales

"Malheureusement, beaucoup d'efforts pour chercher des solutions concrètes à la crise environnementale échouent souvent, non seulement à cause de l'opposition des puissants, mais aussi par manque d'intérêt de la part des autres."
"La faiblesse de la réaction politique internationale est frappante. La soumission de la politique à la technologie et aux finances se révèle dans l'échec des sommets" sur le climat.
"Très facilement l'intérêt économique arrive à prévaloir sur le bien commun et à manipuler l'information pour ne pas voir ses projets affectés".
"La technologie reposant sur les combustibles fossiles très polluants – surtout le charbon, mais aussi le pétrole et, dans une moindre mesure, le gaz – a besoin d'être remplacée, progressivement et sans retard."
"La stratégie d'achat et de vente de +crédits de carbone+ peut donner lieu à une nouvelle forme de spéculation, et cela ne servirait pas à réduire l'émission globale des gaz polluants."
"Nous savons que les choses peuvent changer. Le Créateur ne nous abandonne pas (...), il ne se repent pas de nous avoir créés. L'humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune."

Responsabilité envers les plus pauvres

"Les régions et les pays les plus pauvres ont moins de possibilités pour adopter de nouveaux modèles en vue de réduire l'impact des activités de l'homme sur l'environnement, parce qu'ils n'ont pas la formation pour développer les processus nécessaires, et ils ne peuvent pas en assumer les coûts. C'est pourquoi il faut maintenir claire la conscience que, dans le changement climatique, il y a des responsabilités diversifiées."
"L'heure est venue d'accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d'autres parties".
"Toute approche écologique doit incorporer une perspective sociale qui prenne en compte les droits fondamentaux des plus défavorisés (...). La tradition chrétienne n'a jamais reconnu comme absolu ou intouchable le droit à la propriété privée, elle a souligné la fonction sociale de toute forme de propriété privée."

Eau et guerres

"Il est prévisible que, face à l'épuisement de certaines ressources, se crée progressivement un scénario favorable à de nouvelles guerres, déguisées en revendications nobles."
"Tandis que la qualité de l'eau disponible se détériore constamment, il y a une tendance croissante, à certains endroits, à privatiser cette ressource limitée (...). Il est prévisible que le contrôle de l'eau par de grandes entreprises mondiales deviendra l'une des principales sources de conflits de ce siècle."

Critique du consumérisme

"Quand on ne reconnaît pas la valeur d'un pauvre, d'un embryon humain, d'une personne vivant une situation de handicap (...), on écoutera difficilement les cris de la nature elle-même."
"La culture du relativisme est la même pathologie qui pousse une personne à exploiter son prochain et à le traiter comme un pur objet."
"La terre, notre maison commune, semble se transformer toujours davantage en un immense dépotoir."

Démographie

"Au lieu de résoudre les problèmes des pauvres et de penser à un monde différent, certains se contentent seulement de proposer une réduction de la natalité (...). La croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire. Accuser l'augmentation de la population et non le consumérisme extrême et sélectif de certains est une façon de ne pas affronter les problèmes."

L'illusion des solutions techniques

"La technologie, liée aux secteurs financiers, qui prétend être l'unique solution aux problèmes, est ordinairement incapable de voir le mystère des multiples relations qui existent entre les choses, et par conséquent, résout parfois un problème en créant un autre."
"L'anthropocentrisme moderne a fini par mettre la raison technique au-dessus de la réalité. La vie est en train d'être abandonnée aux circonstances conditionnées par la technique, comprise comme le principal moyen d'interpréter l'existence."

La soumission au pouvoir financier

"Aujourd'hui tout ce qui est fragile, comme l'environnement, reste sans défense par rapport aux intérêts du marché divinisé, transformés en règle absolue."
"Les finances étouffent l'économie réelle. Les leçons de la crise financière mondiale n'ont pas été retenues, et on prend en compte les leçons de la détérioration de l'environnement avec beaucoup de lenteur."

Rôle des religions

"La majorité des habitants de la planète se déclare croyante, et cela devrait inciter les religions à entrer dans un dialogue en vue de la sauvegarde de la nature, de la défense des pauvres, de la construction de réseaux de respect et de fraternité."

Le message biblique

"Nous ne sommes pas Dieu. La terre nous précède et nous a été donnée (...). Il a été dit que, à partir du récit de la Genèse qui invite à +dominer+ la terre, on favoriserait l'exploitation sauvage de la nature en présentant une image de l'être humain comme dominateur et destructeur. Ce n'est pas une interprétation correcte de la Bible. Il est important de se souvenir que les textes nous invitent à +cultiver et garder+ le jardin du monde."

"La spiritualité chrétienne propose une croissance par la sobriété, et une capacité de jouir avec peu (...) sans être obsédé par la consommation."

Le pape François, un pape qui dérange



Le pape dérange. Lorsqu’il se contentait de critiquer les comportements de la Curie, les catholiques l’applaudissaient. Mais quand, dans l’encyclique "Laudato si", comme lors de son déplacement en Amérique latine, il dénonce une « économie qui tue » et un système qui « continue de nier à des milliers de millions de frères les droits économiques, sociaux et culturels les plus élémentaires », il commence à faire, ici ou là, grincer des dents.

Il va trop loin, murmure-t-on dans certains milieux, notamment aux États-Unis, où on le surnomme d’un condescendant « pape de la Pampa ». Attaque trop facile, qui voudrait un peu vite attribuer tout ce que ce discours a de fort aux racines du pape. En bref, ce pape resterait trop marqué par son Amérique latine d’origine : ce qui est peut-être bon pour ce sous-continent ne saurait s’appliquer en Occident, disent-ils, où la réalité serait plus complexe, et les inégalités sociales moins criantes.

François, comme il l’a bien dit lui-même, ne sort pas de la doctrine sociale de l’Église la plus classique. Voilà longtemps que celle-ci dénonce un libéralisme qui s’autorégulerait, et affirme qu’il y a, au-dessus de la propriété privée, le droit à une juste attribution des biens universels, et à la dignité de chaque homme. Mais il est vrai que son expérience pastorale dans l’une des mégalopoles les plus injustes du monde donne à ce discours une force particulière. Surtout, ce pape venu du Sud martèle avec raison que le monde est devenu global : « L’interdépendance planétaire requiert des réponses globales aux problèmes locaux », a-t-il déclaré en Bolivie. L’Europe n’est pas plus à l’abri des drames du monde que les autres, comme la tragédie des migrants le rappelle chaque jour.

Dans cette critique, le pape François reconnaît que l’Église n’a pas le monopole de la vérité. Il répète aussi qu’il ne s’agit pas d’avoir un discours idéologique, mais de partir de la condition réelle des hommes et des femmes, dont l’Église du Christ ne saurait s’extraire. Au fond, dans un monde où l’économie peut asservir des hommes et défigurer la planète, demander une conversion radicale n’est pas une utopie. C’est juste faire preuve de réalisme.

Isabelle de Gaulmyn

Source : Journal "La Croix" du 24 juillet 2015

dimanche 12 juillet 2015

En été, l'accueil à Béthanie continue le dimanche après-midi de 15h à17h


Avec la joie de la visite de notre amie
Brigitte Pigot de la Ferté-Millon