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Notre fraternité est composée de 18 personnes : 11 laïcs et 3 prêtres, Trinitaires de Béthanie ou membres associés et 4 Religieuses Trinitaires de Valence. Fondée en 2010, la fraternité a été appelée par l'évêque d'Angoulême à être une présence priante et aimante au coeur du diocèse.

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lundi 27 mai 2019

Brève méditation de sœur Angélique pour le 6ème dimanche de Pâques

A partir de Jean 14, 23-29


Nous sommes associés aux dernières paroles de Jésus dans cet Evangile, Il nous livre son cœur. Les disciples sont là.

Il est question de "garder la Parole", afin que la Trinité vienne demeurer auprès de nous. Aimer Dieu c'est garder ses commandements, c'est laisser l'Esprit Saint verser en nous l'Amour. Nous sommes appelés à porter Dieu Trinité en nous, à être comme son tabernacle.

Méditons cette Parole, laissons-nous imprégner par ce désir de Dieu, de venir nous habiter.


dimanche 26 mai 2019

samedi 25 mai 2019

Deux très belles soirées des "Déambulations Mystiques"


La première soirée sur la mystique juive


- Jeudi 23 mai à 20h30, maison diocésaine, la première littérature mystique juive*, par Apolline THROMAS, doctorante à la faculté de théologie et des sciences des religions de Lausanne.

Gérard Benguigui
président de l'association juive 

d'Angoulême et de la Charente
et Apolline Thromas

Apolline Thromas
avec son oncle Gérald Jamin
vice président
des "Deambulations Mystiques"




La Littérature des Hekhalot ou Littérature des palais célestes 
Lorsque l’on évoque la mystique juive ancienne, on pense d’emblée à la Kabbale, soupçonnant rarement l’existence d’un courant antérieur. Encore méconnue, la littérature des Hekhalot est l’expression de ce premier mouvement mystique juif, systématisé à travers une littérature cohérente. Celle- ci se présente sous la forme d’un corpus d’une dizaine de textes, qui ont connu une popularité certaine à l’époque médiévale. Autour d’un noyau commun – les visions de la Merkavah (le « trône- char » divin) d’Éz 1-10 –, ces textes proposent une conception innovante de dieu, des anges et de l’homme, ainsi que des rapports qui lient ces trois instances. 
Dans la littérature des Hekhalot, le monde céleste se compose de sept palais successifs, gardé chacun par des cohortes d’anges redoutables chargés d’en contrôler l’entrée. Seul le mystique averti pourra accéder à ces sept palais, après avoir prouvé son mérite aux anges par sa parfaite connaissance de la Torah et par l’adjuration des noms divins. Alors seulement, il entrera dans l’ultime palais, où dieu, siégeant sur son trône-char, lui révélera ses mystères et lui permettra de participer à la doxologie céleste et à la liturgie angélique. 
Souvent ésotériques, parfois magiques, ces écrits ont été composés entre le V
et le IXs. de notre ère, entre la Palestine byzantine et la Mésopotamie sassanide, puis islamique. Ils sont un témoignage éclatant de la vivacité de la littérature juive au début de l’époque médiévale. 
Quels sont les principaux thèmes développés par cette littérature ? Quels sont les textes qui la constituent ? Comment sont-ils parvenus jusqu’à nous et comment le chercheur les appréhende-t- il ? Quels liens cette littérature juive entretient-elle avec les cultures afférentes ? Dans quels milieux a-t-elle été produite ? En quoi nous permet-elle d’interroger notre conception de la mystique ? 

Autant de questions qui ont été abordé avec autant de pédagogie que de science par Apolline Thromas.

La seconde soirée sur l'humour juif


Quoi, une conférence sur l’humour au milieu des très sérieuses et austères «Déambulations Mystiques» !!! 
Oui, mais pas n’importe quel humour, l’humour juif. 
En effet, ce dernier prend sa source dans les textes sacrés, la Bible et le Talmud, puis s’est développé au cours des siècles (pour ne pas dire des millénaires) dans les diverses communautés qui, toutes, y ont apporté leur part. 
L’humour juif raconte, à sa manière, l’histoire de l’humanité et chacun peut à un moment ou à un autre s’y reconnaître. C’est cela qui lui confère sa dimension universelle.
Ses caractéristiques principales, s’il fallait en trouver, sont l’autodérision mais aussi «l’art du pil-poul», c’est-à-dire de couper les cheveux en quatre, comme le dit un dicton populaire. 
La démarche talmudique de l’humour juif se retrouve quand il faut apporter les réponses les plus subtiles aux questions les plus complexes, après avoir examiné les choses sous tous les angles. 
Merci à Gérard Benguigui, Président de l'association Juive d’Angoulême et de la Charente,  qui s'est fait une joie de nous transmettre son savoir sur le sujet et nous a offert de belles tranches de rire à travers des histoires (juives, bien sûr) qui ont fait leurs preuves depuis 5779 ans !!!