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Notre fraternité est composée de 17 personnes : 11 laïcs et 3 prêtres, Trinitaires de Béthanie ou membres associés et 3 Religieuses Trinitaires de Valence. Fondée en 2010, la fraternité a été appelée par l'évêque d'Angoulême à être une présence priante et aimante au coeur du diocèse.

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samedi 30 juillet 2016

Mgr Georges Pontier a invité l’ensemble des catholiques de France à vivre ce vendredi 29 juillet, une journée de jeûne et de prière pour demander la paix et la fraternité

De Cracovie, où j’ai appris le drame impensable et horrible de Seine-Maritime, je veux transmettre à la famille du Père Hamel, à la paroisse de Saint-Etienne-du-Rouvray et à l’Archevêque de Rouen, l’assurance de ma grande proximité ainsi que ma prière et ma solidarité. Ce drame, survenu dans une église, bouscule et trouble l’ensemble des Français.
Je remercie tous ceux qui, dans leur diversité, ont exprimé leur amitié à la famille catholique.
Des sentiments divers nous habitent en ces instants. Nous savons bien pourtant que seule, la fraternité, chère à notre pays, est la voie qui conduit à une paix durable. Bâtissons-la ensemble.
J’invite tous les Catholiques de France à une journée de jeûne et de prière pour notre pays et pour la paix dans le monde ce vendredi 29 Juillet.
Ici, à Cracovie, avec tous les évêques français présents, j’invite les jeunes de nos diocèses et de nos mouvements, à vivre le Chemin de Croix avec le Pape François à cette intention. Nous suivrons le Christ dans sa victoire sur la haine, la vengeance et la mort.
Il est notre lumière et notre espérance.

+Mgr Georges PONTIER



Et une tribune de Mgr  Jacques Gaillot
pour le Huffington Post du 27 juillet




Meurtre à l'autel

C'est en France que le drame a lieu. Dans une église paisible où un prêtre âgé célèbre la messe avec quelques fidèles.
Et brusquement les symboles sont fracassés : l'église qui est un lieu sacré de prière devient un lieu où l'on tue. Le prêtre qui officie à l'autel, revêtu de son aube, est égorgé à l'arme blanche.
L'Eglise catholique est frappée au cœur. On n'est plus en Irak ou en Syrie, mais en pays normand. Nous sommes avertis.
Ce prêtre de 86 ans a servi jusqu'au bout comme un fidèle serviteur. On ne lui a pas pris sa vie car il y a longtemps qu'il l'avait donnée. Il a versé son sang pour que les hommes ne versent plus le sang de leurs frères.
Ce bon pasteur qui aimait les gens a donné sa vie pour celui qui l'a égorgé et pour nous tous, afin que nous restions des frères, proches les uns des autres.
Sa mort est semence de vie. Elle est source d'espoir et de solidarité.
Nous pouvons dépasser nos peurs, abattre les murs de la haine, aller à la rencontre des autres.
Plus que jamais, il s'agit de construire un monde dans lequel chacun existe pour l'autre.

L'avenir est ouvert.
Jacques Gaillot
Evêque de Partenia

Paris 26 juillet 2016